Autres arts internes de l'école Yizong
:LE XINGYIQUAN
Yuefei est honoré comme étant le fondateur du Xingyiquan, l’origine de cette école remontant à Ji Jike du Shanxi, dans les premiers temps de la dynastie Qing. Il est dit que Ji Jike créa le le Xingyiba et était également doué dans les techniques de lance de Liuhe. Plus tard, il obtint une chronique posthume de Yuefei, dans laquelle il utilise la grande lance, ainsi que les techniques de poings et les assemble avec sa connaissance d’origine du Xinyiba pour créer cet art martial.
Les descendants de Ji Jike sont divisés en plusieurs systèmes du Henan, Shanxi, Hebei etc., et se différencient en plusieurs lignées distinctes, incluant Xinyiliuhe, Xinyiquan, Xingyiquan, etc. L’actuel style populaire du Xingyiquan est développé à partir du Shanxi, le Xingyiquan du clan Dai, modifié par Li Luoneng du Shenzou, Hebei.
Li Luoneng considérait l’essence du Xingyiquan dans la manifestation de l’échange mutuel entre « la structure externe » et « la conscience interne ». La « forme » et « manifestation de la conscience » expliquent qu’on l’ait initialement appelé « boxe de la forme et de l’intention » (ou de la pensée).
Le Xingyiquan emploie les poings des 5 éléments (Pi fendre, Beng écraser, Zuan forer, Pao marteler, Heng croiser) et les douze formes de poings comme méthodes basiques de poings. En statique, la posture des « 3 corps », santishi, est utilisée comme base.
La pratique d’exercices formels et répétitifs, ainsi que les pratiques d’entraînement statiques ont été transmis par Li Luoneng au Xingyiquan du Hebei et du Shanxi.
Les caractéristiques particulières du Xingyiquan :- Les mouvements du Xingyiquan sont concis et directs. On utilise une force calme et constante, par laquelle on acquiert la conscience et le qi.
- On met l’accent sur un ensemble d’exercices simples comme techniques fondamentales de poings et comme moyen d’exécution.
- La force explosive est l’essentiel de la puissance émise.
- Le dur est utilisé en premier, puis le souple, l’échange mutuel entre le dur et le souple est ainsi un processus d’affinement.
Concernant le “corps entier”, on se réfère à la structure propre, le mouvement est rond et plein, il a un rythme distinct. Pratiquer jusqu’à ce qu’il y ait coordination de la conscience et de la force et coordination des mains et des pieds.
Il faut utiliser l’entraînement du jing, qi, shen, yi et jin internes (essence, qi, esprit, intention et puissance) comme un principe de développement de l’aptitude martiale. Comme il y a échange mutuel entre le dur et le souple, l’interne et l’externe sont mutuellement travaillés. Il faut laisser la conscience, le qi et la puissance internes s’unifier réciproquement avec la forme, le qi et la force externes, pour l’entraînement et l’application pratique.
Dans la pratique, on doit à tout moment maintenir l’image des jambes du coq, du corps du dragon, des épaules de l’ours, de l’esprit du singe, la saisie de l’aigle et le bond du tigre.
Il y a trois sortes de méthodes pratiques qui définissent l’exécution et la processus du Xingyiquan :- La puissance manifeste (ming jin), renforcer l'os est la première étape pour développer la dextérité
- La puissance cachée (an jin), renforcer le tendon est la deuxième étape
- La puissance de transformation (huajin), nourrir la moelle est la troisième étape de développement
Les principes de la mise en pratique
Prendre l’initiative, en combat contre un adversaire, être le 1er à prendre le contrôle.
Garder le centre et l’utiliser, renforcer le centre et le casser, entrer et esquiver, esquiver et entrer, nul besoin de distance.
Tête, épaule, coude, main, hanches, genou et pied, ces 7 techniques sont employées, et applicables à n’importe quel endroit. “A distance normale il faut davantage utiliser les mains, si la distance est courte utiliser davantage les coudes, à longue distance utiliser le pied pour frapper, plus près utiliser de préférence les genoux”.
Vide et plein s’unissent, le dur et le doux s’interchangent mutuellement, les mains et les pieds touchent en même temps/fonctionnent de pair.
Les formes du Xingyi :- Les 5 éléments
- Engendrement 5 éléments
- Le poing liant qui avance et recule
- Les 12 formes de poing
- Les 8 positions
- Les 12 poings du Phoenix
- Le poing varié
La pratique à deux comprend : les 5 modèles « canon », engendrement et contrôle mutuel, pratique du combat rapproché.
Le poing "qui hache" appartient au domaine du métal et entretient les poumons. Son qi s’élève et retombe, sa force est fluide, le qi du poumon est alors harmonisé. Sa priorité est le qi, quand le qi est harmonisé le corps est fort et en bonne santé.
Le poing "qui fore" appartient au domaine de l’eau et peut tonifier les reins. Le mouvement de son qi est courbe et coulant, il n’y a pas d’endroit où il n’est pas présent. Quand le qi est harmonisé, le qi “clair” augmente et le qi “trouble” diminue.
Le poing “qui écrase” appartient au domaine du bois et apaise le foie. Son qi s’étend et se contracte. Quand la technique du poing est fluide, alors le foie est équilibré “and augmente l’énergie de l’esprit ”. Il renforce les os et les tendons et stimule le cerveau.
Le poing “qui martèle comme un canon” appartient au domaine du feu et nourrit le coeur. Son qi ouvre et ferme, comme lors d’une explosion. Quand son qi est harmonisé, l’esprit éthéré court alors librement à travers le corps.
Le poing "qui croise" appartient à l’élément terre et peut nourrir la rate et l’estomac. Son qi rassemble. Sa forme est ronde. Son caractère est plein, son qi fluide. Quand les 5 phases sont harmonieuses alors des centaines de variations seront générées.
Les 12 formes de poing
A partir du poing “mère” du Xingyi, les poings des 5 éléments évoluent, et requièrent que les Six Harmonies ne fassent qu’une. A partir des 6 yin et 6 yang qui en sont à l’origine, et en s’en inspirant, chacun peut décliner toutes les variations possibles et imaginables.
En imitant les caractéristiques particulières des mouvements des 12 animaux, on peut créer des méthodes d’attaque, composer des formes de poings, en extrapolant les caractéristiques particulières que les 12 animaux utilisent pour se protéger ou comme prédateurs. S’approprier leur forme et leur conscience, la forme suit la conscience, la conscience crée la forme pour s’imprégner de leurs potentiels spécifiques et les transformer en capacités humaines.
But des 12 formes :- Le dragon possède la capacité de contracter son squelette.
- Le tigre possède la capacité de fondre sur sa proie.
- Le singe possède la capacité de gravir des montagnes.
- Le cheval possède des sabots rapides.
- L’alligator peut nager efficacement dans l’eau.
- Le coq possède un esprit combatif naturel.
- L’épervier a une forme lui permettant de percer le ciel.
- L’hirondelle possède la capacité d’effleurer la surface de l’eau.
- Le serpent a la capacité de se déplacer de façon sinueuse à travers les herbes.
- L’aigle possède la capacité de saisir.
- L’ours peut tirer et secouer (comme lorsqu’il est en colère et se dresse sur ses pattes).
- Le vautour (Oiseau "Tai") a la capacité de frapper et percuter.
COMPRENDRE LE QI GONG
Qu'est-ce que le Qi Gong ?
Les pratiquants de Qi gong parlent du Qi en tant que « Qi interne » (Nei Qi), »Qi inné » (Yuan Qi), ou « Vrai Qi » (Zheng Qi). Toutes ces dénominations diffèrent déjà de la simple signification de « respiration ».
Les chinois croient que le Qi, à l’intérieur du corps humain, est la force motrice de vie. Par conséquent, le travail du Qi comme dans le Qi Gong, signifie travailler avec le Nei Qi, Yuan Qi ou Zheng Qi.
“Gong” signifie travail ou effort. Les chinois utilisent souvent cette expression : "Xia Gongfu" (Mettre du temps et de l’énergie). Dans la pratique du Qi Gong, on utilise la conscience en combinaison avec des mouvements physiques et des exercices pour le mental. Cette sorte de pratique est non seulement une aide concrète pour affiner la personnalité, la conscience et le contrôle de soi, mais aide également à se débarrasser de maux et à se maintenir en bonne santé. Le Qi Gong est une science de santé et de longue vie. C’est le travail avec l’énergie innée, avec du temps et des efforts, pour renforcer les qualités physiques.
Pratiquer le Qi Gong signifie nourrir le Qi inné (Yuan Qi), et utiliser l’intention pour le déplacer. L’intention conduit le Qi, et l’aide à circuler à l’intérieur des méridiens. Cela stimule et renforce l’élévation et la purification de l’esprit, aussi bien que les organes internes. A travers la circulation propre du Qi, on nourrit son Qi inné, avec le but de guérir le corps de ses maux, et maintenir un état d’esprit dynamique.
Le Qi Gong est le travail avec le Qi inné du corps humain (Yuan Qi). Ce dernier s’exprime selon différentes manifestations, mais le Qi le plus fondamental/primitif est celui que le Yuan Qi (Qi inné) ou Jing Qi (Qi essentiel).
Le Zheng Qi est composé de deux sortes de Qi : celui qui nous a été donné avant notre naissance (Qi pré-natal ou du ciel antérieur) et celui accumulé après la naissance et au cours de notre vie (Qi post-natal ou du ciel postérieur).
Qi du Xiantian : Il est l’indicateur du point de départ de la vie. Il renforce sa puissance fonctionnelle, il est l’énergie fondamentale pour toute activité humaine (Esprit original du ciel antérieur).
Qi du Houtian : c’est celui de la respiration (inspiration/expiration), il s’accumule par le biais de la nourriture et de la respiration. Il est constamment accumulé et consumé dans le but de préserver la vie.
Quand on pratique le Qi Gong, on doit harmoniser le corps, le mental et la respiration, afin d’accéder à un certain état, que l’on appelle Qi Gong Tai (l’esprit du Qi Gong). Dans notre école nous l’appelons Ru Jing (entrer dans le calme). Après ce niveau, le but de la pratique du Qi Gong (Liang Gong), à savoir approvisionner le Zheng Qi et soutenir le Yuan Qi, peut être accompli.
Cela signifie : accéder à un état d’harmonisation du corps, de la respiration et du mental.
Dans la pratique concrète, il est extrêmement important de coordonner l’esprit et la respiration. L’ajustement de l’esprit en particulier est prioritaire, puisque les deux autres (coordonner le corps et la respiration) dépendent de l’esprit pour se manifester. En même temps, tous trois sont en inter-relation et dépendants les uns des autres.
Les principes des trois ajustements :
- a. Ajuster le corps - Relaxation
Peu importe le type d’exercice, tous ont leur série d’exigences en termes de posture physique. « Relaxation » du corps décrit une façon naturelle de relâchement. L’idée est d’être détendu sans perdre la structure interne, laisser aller sans être mou, et être solide sans devenir raide. - b. Régler la respiration - Equilibre
“Respiration” décrit le le processus d’inspir et d’expir. Quand on pratique la respiration, on cherche l’équilibre. Par cet équilibre naturel, la respiration doit devenir profonde, longue, légère (subtile), et régulière. - c. Ajuster l’esprit
Ajuster l’esprit (Tiao Shen), ou le mental, décrit la méthode pour nourrir et purifier l’esprit, la conscience et la pensée. Le réglage du corps et de la respiration reposent tous deux sur la base de l’esprit. Se concentrer est une technique importante. Cela explicite le processus de modération de l’attention. L’attention est utilisée pour « entrer dans le calme ». Quand l’esprit est pur, la respiration équilibrée, et le mental tranquille et apaisé, tous les organes internes travaillent ensemble en harmonie.
Le processus de réglage de l’esprit contient des procédures majeures. Tout d’abord, il faut se concentrer, puis il faut « entrer dans le calme ».
A l’intérieur de cette pratique, quand l’état mental est réglé, ainsi que l’état physiologique, alors l’état d’esprit dynamique, vital, est lui aussi ajusté.
Entrer dans le calme
Cette expression signifie minimiser l’activité mentale, réduire la réponse du mental aux stimulations extérieures, se débarrasser des influences perturbatrices et des pensées gênantes.
Le niveau de calme dépend de la profondeur du gongfu du pratiquant.
Pour commencer, on démarre en apaisant son mental et en régulant sa respiration. Quand les émotions sont stabilisées, et que l’esprit devient de plus en plus centré, les pensées parasites peuvent éventuellement être éliminées.
A un niveau plus avancé, une purification de la pensée peut être réalisée. Le mental et la respiration seront harmonisées et l’intention correctement alignée.
Dans les niveaux plus profonds de cette entrée dans le calme, on devient conscient du calme et du vide. C’est comme entrer dans un état de vide, comme si on flottait dans un lieu calme, immense où l’on s’oublie soi-même.
Concentration
Le terme “intention” en Qi Gong décrit la conscience humaine subjective. Dans le processus de pratique du gongfu, on concentre son intention sur certaines choses, sur certaines parties du corps ainsi que sur des points de pression.
A travers l’élimination continue des pensées parasites, on approfondit son niveau de calme. Par une pratique plus tranquille, on expérimente différentes sensations physiques, comme l’effet du « Qi Gan » (la conscience de l’énergie dans le corps), ou les réactions du corps au mouvement du Qi interne. Associé à un ajustement toujours plus poussé, il en résulte un approfondissement du niveau de tranquillité, on peut alors rassembler et nourrir le Zheng Qi.
(« Entrer dans le calme » et « centrer son intention » sont des processus interdépendants. L’un est requis pour révéler l’autre.)
Selon l’intensité du mouvement physique, la pratique du Qi Gong peut être divisée en JingGong (pratique immobile), et DongGong (pratique avec mouvement)
Selon la méthode pratiquée, les exercices peuvent être exécutés en marchant, assis, allongé, ou debout.
Pendant la pratique, il faut rassembler et utiliser les éléments internes du corps Jing (essence), Qi (énergie interne) et Shen (esprit).
Qu'est-ce que le Jing ?
Le Jing est la base de la creation de la vie et de l’activité humaines. C’est le facteur le plus essentiel et important dasn la croissance et le développement du corps humain.
Dans un sens plus large, le Jing est composé du Jing prénatal (l’essence qui nous est donnée par nos parents) et le Jing post natal (l’énergie que nous obtenons grâce à la nourriture). Le Jing des organes internes (hormones) et le Jing des reins (système hormonal de reproduction) sont utilisés pour la reproduction.
C’est donc un facteur qui était là avant la création du corps humain, et qui est alimenté plus tard par la nourriture et les facteurs nutritionnels. Par le processus de la vie physique, la quantité de Jing à l’intérieur du corps est continuellement consumée, et nécessite donc un supplément et un entretien continus.
Qu'est-ce que le Qi ?
En Chine, le terme Qi est utilisé de façon variée. Par exemple, dans le sens de « temps (qu’il fait dehors : Tian Qi). Ou dans le sens de facteurs provoquant des maladies (Xie Qi). C’est aussi l’énergie innée du corps humain, avec la capacité de créer la vie et de résister aux maladies (Yuan Qi). L’énergie qui découle de la digestion est appelée Shi Qi.
En général, on divise le Qi en Qi prenatal et post natal. Comme nous l’avons dit précédemment, on l’appelle Yuan Qi. Il nous est donné par nos parents, et qualifie la force motrice pour le développement et la croissance du corps humain, et l’énergie fondamentale pour tous les processus internes.
Le Qi post natal est le Qi rassemblé par la respiration et la digestion des aliments. « Ying Qi » est l’énergie obtenue par l’alimentation, elle suit la circulation du sang et des liquides dans le corps. Sa fonction est de stimuler le flux sanguin et nourrir le corps entier.
Le “Wei Qi” aide à nourrir et réchauffer l’intérieur et l’extérieur du corps, et protège non seulement les muscles et la peau, mais a aussi la fonction de résister aux mauvaises influences extérieures.
On dit qu'"à travers l’harmonisation du yin et du yang est la manifestation du Qi". Quel est donc le sens de Yin et Yang ? Il y a deux différentes significations :
- 1. Le Qi est la résonance créée par un état d’équilibre entre le système nerveux sympathique (yang) et le système parasympathique (yin).
- 2. Le Qi est créé par l’équilibre entre le système nerveux et sanguin. La plupart du temps, le Qi Gong est confondu avec la respiration, ou l’état d’esprit arrivé à un certain niveau devient capable de stimuler une sorte de potentiel physiologique. Cet état est appelé Ru Jing. Mais juste en allant plus loin dans la profondeur et la préservation, on peut entrer dans l’état de Jing Ding (maintenir le calme) et recevoir tous les bénéfices de la pratique.
Qu'est-ce que le Shen ?
Tous les aspects de la vie humaine peuvent être regroupés sous le nom de Shen. Ce terme inclut l’esprit, la pensée, les entiments, l’attention et la conscience. Le « Shen » est créé par le Qi prénatal, avec l’apparition de l’embryon, le Shen se développe.
Le Shen est present avant la naissance, mais il repose sur la nourriture et la supplémentation dasn la vie. Un Shen vif et animé est obtenu seulement si les organes internes fonctionnent correctement.
Le Shen dans la pratique du Qi Gong signifie une conscience humaine spirituelle, et la manifestation du Jing interne à l’extérieur.
Quelques facteurs importants pour la pratique du Qi Gong :
- On doit se préparer pour pratiquer
- On doit rester concentré pendant la pratique
- On doit finir la pratique convenablement, en collectant et en rassemblant le Qi à l’intérieur du corps.
COMPRENDRE LE TAI JI QUAN
Le mouvement du Taiji est relâché, doux et harmonieux. Les gestes sont ronds et pleins, et l’esprit stable. Cela implique de nourrir l’esprit et l’énergie (shen qi) de façon interne, en utilisant sur un plan externe chaque articulation du corps pour créer un mouvement spiralé, telle de la soie qui s’enroule. Le résultat est élégant, d’une beauté naturelle.
Le contexte d’apprentissage du Taiji est actuellement bien différent de celui d’origine. Les motivations des gens ne sont plus toujours martiales, aujourd’hui on le pratique plutôt pour la santé, comme sport ou loisir.
Avant d’être largement connu sous le nom de Taijiquan, on avait coutume de l’appeler : le poing souple, le long poing, les treize postures et la main souple.
Il y a beaucoup de rumeurs et d’histoires à propos de l’origine du Taiji. La plupart vient de la dynastie Tang Shi Shuenping, la dynastie Song Chang Sanfeng, la dynastie Ming Chang Sanfeng (même prononciation, mais mots différents), la dynastie Ching Chen Wangting et Wang Tsungyueh.
Tout le monde s’accorde à dire que la dynastie Ming CSF, et WTY ont écrit des discours classiques sur le Taiji. Cependant, la plupart des pratiquants pensent que tout le Taiji dérive du style Chen.
Les arts martiaux Chenjiagou sont fondés par Chen Wangting vers la fin de la dynastie Ming et le début de celle de Ching (16C-1680) dans le comté de Wen, province du Henan. A l’intérieur de la famille Chen, il fut transmis de père en fils, mais pas aux filles, donc il était difficile aux personnes extérieures de voir l’art et même plus dur d’en saisir son essence. Il en fut ainsi jusqu’à ce que Chen Chang Hsin (1771-1853) enseigne à un homme appelé Hebei Yang Luchan (1799-1872), et à partir de là le Taiji commença à être diffusé.
Le Taiji vient de la boxe du général Chi Chi Guan, combinée avec des exercices respiratoires du Daoyin, et la théorie de la médecine chinoise ; le Bagua et les cinq éléments devinrent la fondation philosophique du Taiji.
Le Taiji utilise peng, lu, ji, an, tzai, li, jou, kao, pour correspondre à l’idée du bagua des quatre directions et quatre coins. Il utilise le devant, derrière, gauche, droite et l’équilibre central pour correspondre à la théorie des cinq éléments. Le tout combiné, on obtient les treize postures qui sont très importantes dans la pratique.
Quand on pratique le Taiji, il est nécessaire de calmer la pensée, d’utiliser l’intention pour guider le mouvement, laisser la respiration et le mouvement s’allier, et dans cet esprit, la respiration et le mouvement sont en harmonie.
Le mouvement doit être souple, fluide, centré en continu et droit. Il faut être harmonisé afin que cela soit naturel. En même temps, la respiration doit être fluide, profonde, régulière, souple et légère.
Le mouvement du Taiji utilise les cercles d’une façon raffinée. Les cercles sont fluides, vifs, et partent de la taille afin que le haut et le bas du corps agissent comme un système unifié.
L’extérieur semble doux, mais l’intérieur a de la puissance. Quand on utilise des techniques, le dur et le souple se supportent et se complémentent l’un l’autre. Le Fajing doit concentrer la force entière du corps.
La pratique des poussées de main sert à accroître et mettre à jour les aptitudes dans l’application des techniques.
Quand on pratique, on utilise l’immobilité pour contrôler le mouvement des adversaires. Eviter le solide et frapper le vide. Utiliser leur puissance, l’associer avec la nôtre pour la leur renvoyer.
Le corps entier, l’esprit et les mains doivent être sensibles pour jauger la direction de la force et l’origine de la force des adversaires, pour suivre leur mouvement à temps, et réagir de façon appropriée.
Le taijiquan s’est propagé en devenant plusieurs systèmes. En Chine, il y a 5 grands groupes, Chen, Yang, Wu, Wu et Sun. Chaque école a une approche unique d’entraînement mais aussi un contenu commun.
Tous les grands maîtres de Taiji ont étudié :
- Théorie
- Zhan zhuang
- Les formes (grande, moyenne, petite, rapide et lente), parfois le bâton, le sabre, l’épée, ainsi que la lance.
- Poussées de main, main unique verticale, horizontale, diagonale. Deux mains fixes et en déplacement, Ta lu et zhannien sanshou.
- Pratique de chaque posture, (à la base 13 postures) pour se familiariser avec la fluidité de la technique, le rythme et la force. Le corps a besoin d’apprendre à esquiver, bondir, galoper et rouler/ajuster. Cela permet de saisir, tenir, frapper et projeter.










